Ils défilent au gré du vent.
Allongée sur l'herbe fraîchement coupée,
Je me laisse généreusement bercer.
Rêvant à demi éveillée,
Je scrute avec curiosité
Ces silhouettes prodigues argentées
qui me donnent envie de valser.
Captivée par ce grandiloquent ballet,
Je me laisse librement transporter.
Petit à petit mes yeux se ferment,
La moiteur de l'air m'envoute.
Recluse dans la féerie de mes pensées,
Je prolonge ma sieste à moitié cachée,
Un tantinet éméchée.
Sand.Etienne
15 août 2013
15 août 2013